Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a tranché, le 21 août 2026, dans le conflit opposant Mady Touré à Abdoulaye Fall concernant l’élection à la présidence de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Cette décision remet en cause le travail de la Commission de recours de la FSF, qui avait jugé le recours de Touré irrecevable.
Le verdict du TAS et ses implications
Selon le TAS, la Commission de recours doit réexaminer le dossier sur le fond, ce qui signifie que les arguments de Mady Touré concernant des irrégularités électorales doivent être pris en compte. Romain Molina, écrivain et enquêteur, a réagi en soulignant que le TAS ne pouvait pas traiter directement les problèmes soulevés, car ils dépendaient d’une évaluation préalable de la Commission.
Bien que le TAS n’ait pas annulé l’élection d’Abdoulaye Fall, le président actuel de la FSF, la situation reste complexe. Mady Touré a soulevé des accusations d’irrégularités concernant le processus électoral de 2025, y compris des problèmes liés aux convocations et au dépouillement des votes.
Une situation qui interpelle le Sénégal
La décision du TAS laisse la porte ouverte à une nouvelle évaluation par la FSF, mais elle pose aussi une question fondamentale. Romain Molina s’interroge sur l’implication de l’État sénégalais dans cette affaire. Le contexte politique et sportif est désormais étroitement lié, et de nombreuses voix s’élèvent pour demander des clarifications.
Ce dossier emblématique pourrait avoir des répercussions importantes sur la gouvernance du football sénégalais. Les prochaines étapes au sein de la FSF seront cruciales pour déterminer l’avenir des deux protagonistes.
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