La Fédération de football de Djibouti est actuellement confrontée à de graves accusations de corruption. Un audit gouvernemental a révélé des allégations de favoritisme et de mauvaise gestion des fonds, notamment ceux fournis par la FIFA. Cette situation suscite l’indignation parmi les clubs locaux.
Accusations de mauvaise gestion et favoritisme
Selon le rapport d’inspection de 2024, la fédération aurait détourné des fonds destinés à des projets, y compris un nouveau siège financé par l’Arabie saoudite. Un dirigeant de club a déclaré qu’un boycott du championnat était imminent si des changements de direction n’étaient pas effectués. Il souligne que les ressources ne sont pas utilisées pour le développement du football.
Les allégations de surfacturation et de favoritisme dans l’attribution de contrats sont également préoccupantes. La FIFA, qui apporte un soutien financier de plus d’un million de dollars par an, n’a pas encore commenté ces accusations. Souleiman Hassan Waberi, président de la fédération, a défendu son institution en affirmant qu’aucune mauvaise utilisation des fonds n’avait été détectée par la FIFA.
Réactions et démissions au sein de la fédération
Le 12 août, Mohamed Elmi Farah a démissionné de son poste au sein du comité exécutif, exprimant ses préoccupations concernant la gestion des ressources. Bien que Waberi ait admis des lacunes dans certaines procédures, il a justifié ces problèmes par la disponibilité limitée de biens à Djibouti, un pays de seulement un million d’habitants. La situation actuelle soulève des questions sur la transparence et la responsabilité au sein de la fédération.
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