Malang Diédhiou, ancien arbitre international et président de la Commission centrale des arbitres du Sénégal, a récemment fait des déclarations marquantes concernant l’arbitrage en Afrique. Invité sur la RTS, il a critiqué le système en place, notamment suite à la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre le Maroc et le Sénégal.
Des révélations sur la finale de la CAN
Diédhiou n’a pas hésité à qualifier la performance de l’arbitre Jean-Jacques Ndala de « scandaleuse ». Il a souligné que l’arbitrage au sein de la Confédération africaine de football (CAF) est gangrené par des influences politiques. Selon lui, les choix des arbitres ne reposent plus sur leur compétence, mais sur des rapports de force internes.
Il a également évoqué un problème majeur : l’absence d’un directeur de l’arbitrage à la CAF depuis le CHAN, suite à un limogeage non expliqué. Ce vide structurel a des conséquences sur le suivi et l’évaluation des arbitres, surtout avec une CAN à venir au Maroc.
Des conséquences alarmantes pour l’arbitrage
Diédhiou a précisé que sans pilotage technique, les erreurs d’arbitrage deviennent inévitables. Cela a conduit à désigner des arbitres peu expérimentés pour des matchs à haute pression. Il a également dénoncé l’éviction de l’Ivoirien Doué Noumandiez, alors directeur du développement de l’arbitrage de la CAF, à peine cinq mois avant la CAN, sans explication claire.
Ces déclarations mettent en lumière des dysfonctionnements graves au sein de la CAF, qui pourraient avoir des répercussions lors des prochaines compétitions. L’ancien arbitre a appelé à une réflexion profonde sur l’avenir de l’arbitrage en Afrique.
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