Depuis plusieurs jours, l’ancien ministre guinéen de la Jeunesse et des Sports, Kéamou Bogola Haba, est entendu par la Direction centrale des investigations judiciaires (DCIJ) de la gendarmerie. Les investigations portent sur les rénovations des stades du 28-Septembre et de Nongo, alors que la Guinée aspire à accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2032 ou 2036.
Des interrogations sur les dépenses publiques
Les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux décisions prises durant le mandat de Bogola Haba. Parmi les points de questionnement, le choix du gazon naturel pour le stade du 28-Septembre et l’augmentation significative du budget du ministère, qui a franchi la barre des 2 500 milliards de francs guinéens. Les autorités cherchent à déterminer si ces dépenses étaient justifiées ou si des abus auraient pu avoir lieu.
La société civile, représentée par Tournons La Page (TLP)-Guinée, a également demandé une enquête sur la gestion des fonds publics alloués à ces rénovations. TLP et son coordonnateur, Alseny Farinta Camara, exigent des comptes sur l’utilisation des 250 millions de dollars investis pour les deux stades.
La défense de Kéamou Bogola Haba
En réponse aux accusations, Bogola Haba a défendu ses choix en évoquant le besoin d’améliorer les infrastructures sportives en Guinée. Selon son entourage, le choix du gazon naturel a été fait après consultations avec des experts. De plus, il avait demandé 14 000 milliards de francs guinéens pour développer les infrastructures sportives à l’horizon 2033. La perspective d’accueillir la CAN 2025 aurait également influencé ses décisions.
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