En Afrique du Sud, la saison du championnat de football a débuté sans l’arbitrage vidéo (VAR), une situation qui suscite des tensions. Le gouvernement, représentant le ministre des Sports Gayton McKenzie, a débloqué des fonds pour l’implémentation de cette technologie, mais accuse la fédération sud-africaine de football (SAFA) d’inaction.
Une promesse non tenue par la SAFA
La mise en place de la VAR était attendue depuis la nomination de McKenzie en 2024. Il a exprimé son mécontentement face aux retards dans l’adoption de cette technologie, essentielle pour le développement du football local. Selon McKenzie, l’argent a été alloué en mars 2026, mais la SAFA justifie son retard par des vérifications réglementaires nécessaires avant de dépenser les fonds.
Ce désaccord a conduit la SAFA à comparaître devant une commission de l’Assemblée nationale. Danny Jordaan, président de la fédération, n’était pas présent, et c’est Mxolisi Sibam, membre du comité des finances, qui a tenté de répondre aux questions des parlementaires. La fédération a reçu 20 millions de rands pour le projet, couverts par un budget incluant équipement et formation des arbitres.
Un ultimatum pour résoudre la crise
Le ministre a donné jusqu’au 9 septembre à la SAFA pour soumettre un rapport sur les prochaines étapes et un nouveau calendrier de mise en œuvre de la VAR. McKenzie a également critiqué le salaire proposé au nouvel entraîneur des Bafana Bafana, Pitso Mosimane, qui serait inférieur à celui de son prédécesseur, le Belge Hugo Broos. Cette situation est perçue comme un vestige d’une mentalité héritée de l’apartheid.
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