Depuis plus de 25 ans, l’État sénégalais prend en charge le salaire du sélectionneur national des Lions. Cette situation, qui semblait légitime à l’époque, soulève aujourd’hui des interrogations sur l’autonomie financière de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Alors que la FSF génère des revenus significatifs, il est temps de reconsidérer cette aide.
Un besoin d’autonomie pour la FSF
La FSF a évolué et dispose désormais de ressources financières conséquentes. Avec les droits TV, les subventions de la FIFA et de la CAF, ainsi que les revenus des matchs amicaux, la fédération brasse des milliards. En 2026, elle doit assumer pleinement ses responsabilités, y compris le salaire de son sélectionneur.
Il est devenu anachronique que le contribuable sénégalais continue de financer le salaire du coach. La FSF, en tant qu’entité autonome, doit trouver des moyens de financer cette dépense. Par exemple, un partenariat avec un sponsor ou une entreprise locale pourrait permettre de couvrir cette ligne budgétaire.
Les priorités du peuple sénégalais
Le peuple sénégalais a d’autres priorités et souhaite voir les ressources sportives réparties équitablement entre toutes les disciplines. L’autonomie financière du football est essentielle pour sa crédibilité et son développement. En affirmant sa capacité à se financer, la FSF pourrait renforcer son image et sa légitimité.
Il est temps pour le football sénégalais de s’émanciper et d’assumer sa gestion. Cela marquerait un tournant dans la manière dont le sport est financé au Sénégal et pourrait inspirer d’autres fédérations.
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