Le limogeage de Pape Thiaw de la sélection nationale du Sénégal soulève des questions sur la gestion du football dans le pays. Le 12 juillet 2026, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a décidé de mettre un terme à ses fonctions après un échec à la Coupe du Monde 2026. Cependant, cette décision semble simpliste face à des problèmes plus profonds.
Les manquements révélés
Le bilan de la FSF doit être plus large que celui d’un simple entraîneur. Plusieurs critiques ont émergé concernant la préparation de l’équipe, jugée insuffisante. De plus, des primes n’ont pas été versées à temps, et des problèmes logistiques ont également été signalés. Ces éléments soulignent un climat interne difficile qui va au-delà des compétences d’un seul homme.
La victoire à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a apporté des bénéfices à divers acteurs du football sénégalais. En revanche, après l’échec récent, il est injuste que Pape Thiaw soit le seul à subir les conséquences. La nature collective du football exige une responsabilité partagée.
Une responsabilité collective nécessaire
La recherche d’un bouc émissaire ne réglera pas les problèmes structurels du football sénégalais. Avant de prendre des décisions hâtives, il serait approprié que les dirigeants de la FSF fassent également leur autocritique. La tutelle, notamment, doit aborder la gestion globale et l’organisation du football national.
Pape Thiaw a indéniablement sa part de responsabilité dans cet échec, mais il n’est pas le seul. Pour progresser, le Sénégal doit reconnaître et corriger les différents dysfonctionnements à tous les niveaux.
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